Cette partie regroupe ce qu'il faut savoir absolument avant de s'inscrire en thèse. Et la première des choses à connaître est simplement ce qu'est une thèse ! On y décrit l'importance de bien choisir les trois éléments essentiels qui la composent : le sujet, le directeur de thèse et le laboratoire d'accueil. Ensuite, on passe à l'autre grosse partie de la période pré-thèse : le financement.
S'engager à faire une thèse doit être un choix motivé car contrairement à la période d'étude précédente, on se projette sur plusieurs années (2, 3 ou plus !). Il est important d'avoir cette durée en tête. Il est même nécessaire de considérer une thèse comme un premier emploi, c'est-à-dire faisant partie intégrante de son projet professionnel. Si vous n'avez pas encore établi ce projet, faites-le au plus vite !
Normalement, le stage de DEA vous a donné ou va vous donner une idée du monde de la recherche dans lequel se passe la thèse. Vous devez maintenant vous poser une question simple «Quels sont les atouts qu'une thèse va me donner pour mon avenir (connaissances, savoir faire, savoir être) ?».
Une thèse est donc un travail de recherche, de façon simpliste c'est un travail de plusieurs années qui tend vers un objectif précis, soutenir son projet devant un jury de professionnels de la discipline.
Avant de commencer une thèse, vous devez vous renseigner, comme vous le feriez avant de postuler à n'importe quel emploi. Cette recherche doit être centrée sur les trois bases qui formeront le cadre de votre thèse : le directeur de thèse, le sujet et le laboratoire d'accueil.
Le directeur a plusieurs rôles :
Même si ce n'est pas facile pour un étudiant, il est nécessaire d'avoir une idée des compétences scientifiques du directeur dans le domaine envisagé pour la thèse. Vous pouvez consulter ses publications (de quand datent les dernières, sur quels sujets, avec quels collaborateurs), faire une recherche sur le web pour voir si on parle de lui, et surtout évaluer la façon dont il vous a présenté le sujet (un travail préliminaire est fait, une bibliographie ?).
Pour vous encadrer, un directeur doit être disponible ! Avoir un patron "prestigieux" mais qu'on ne voit qu'une fois par an n'est pas vraiment un calcul judicieux. De même, pour apprendre de quelqu'un les ficelles du métier et surtout pour pouvoir compter sur lui après la thèse, il est préférable de s'entendre avec lui. Essayez donc de cerner un minimum son caractère avant de vous engager. Profitez aussi des entretiens préalables avec les chercheurs que vous rencontrerez pour savoir comment ils envisagent l'après-thèse. La question pourrait se résumer de manière provocante : vit-il dans le monde réel ? Pour être plus clair, envisage-t-il les débouchés académiques («classiques») et les autres (le «privé») ? Au vu des débouchés actuels de la recherche, la réponse à cette question est loin d'être secondaire.
C'est évidemment une part importante de la thèse. Il est tout sauf figé, il va se construire progressivement, évoluer, se modifier au cours des années de thèse. Cependant il est nécessaire de savoir dès le début dans quoi on s'embarque ! Le contexte du travail doit donc être clair, et c'est le boulot du directeur de le poser. Il faut insister ici sur la participation active que vous devez avoir dans la définition du sujet de thèse, n'oubliez jamais que vous allez travailler plusieurs années dans ce domaine. Et puis mieux vaut aimer ce qu'on fait, non ?
Comme ce dernier va vite devenir votre seconde maison, autant qu'il
soit confortable. Plaisanteries mises à part, vous devez connaître
vos futures conditions de travail : le matériel est-il suffisant ?
Aurez-vous votre bureau ou devrez-vous partager 3m
avec
4 autres thésards, 2 stagiaires, le chat du patron et les plantes
vertes du labo ? L'accès à du matériel informatique est également
très important car le courrier électronique est de nos jours un excellent
moyen de communication et d'information entre chercheurs. Aurez-vous
une adresse électronique, un accès facile à un ordinateur, des cartes
de visite attestant de votre réel statut dans votre laboratoire ?
Encore une fois, discutez avec votre futur directeur
et d'autres personnes du labo pour être renseigné.
Vous devez également connaître les débouchés d'après-thèse dans ce laboratoire. Essayez de savoir ce que deviennent les anciens thésards du labo. Pour ce genre de renseignements, pourquoi ne pas contacter l'association de doctorants du laboratoire si elle existe, ou alors une autre association locale ?
Deux précisions préalables :
Dans la plupart des cas, les thèses scientifiques sont loin d'être des temps partiels ! Vous devez donc vous préoccuper de votre financement avec beaucoup d'attention : l'Amour de la science ne nourrit pas son brave thésard et le bénévolat à plein temps n'est pas la meilleure façon de débuter votre parcours professionnel. Nous vous déconseillons fortement d'entreprendre une thèse sans financement : cela conduit généralement à l'allongement de la thèse à 5, 6, 7 ans (voire plus !), à la recherche désespérée de petits boulots, augmente la fréquence des échecs.
Avec ce financement vient un autre concept abstrait pour l'étudiant typique : le statut. En bref, quelle va être votre protection sociale ? Elle couvre à la fois les classiques remboursements des soins et médicaments (la thèse, ça use !) mais aussi vos droits à une assurance chômage à l'issue de votre thèse et vos cotisations pour la retraite.
Suivant votre type de financement vous pourrez dépendre :
Pour terminer, nous vous conseillons de bien prendre connaissance
de votre statut en cherchant vos financements et de consulter le guide
de l'ANDES (Association Nationale des Docteurs Ès Sciences) intitulé
«Guide des aides aux formations doctorales ou post-doctorales»
que vous trouverez dans votre bibliothèque universitaire ou en le
demandant directement à l'ANDES (cf. p.
).
Les allocations de recherche sont sous la tutelle du Ministère de l'Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie et, bien que l'on entende parler de bourses MENRT, ce ne sont pas des bourses. Sur le plan juridique, l'allocation de recherche est un contrat à durée déterminée de trois ans maintenant (avant il s'agissait de deux ans, qui peut être prolongé d'un an par un avenant). Ce contrat permet en outre de cotiser et d'être affilié au régime général de la Sécurité Sociale. La rémunération de l'allocataire de recherche est soumise, solidarité nationale oblige, à l'impôt sur le revenu, son montant brut est fixé par décret à 7400F par mois depuis 1991. Si la thèse est abandonnée au cours de la première année, vous devrez rembourser 25% des sommes perçues.
Les conditions pour postuler à cette allocation sont les suivantes :
En général, une dotation a lieu fin juin (à la rentrée de septembre) et est attribuée selon le rang de sortie du DEA. Toutefois, ce classement n'est pas suffisant car des critères locaux peuvent jouer. Bref, ouvrez un dictionnaire, cherchez le mot «lobby» et faites-vous connaître !
L'allocation de recherche donne droit à une Bourse d'Information Scientifique et Technique (BIST) d'une valeur de 2160 F (2000-2001). Cette bourse est destinée à l'achat de livres, l'abonnement à des revues ou l'interrogation de banques de données. Elle est perçue en une seule fois à la fin de la deuxième année du contrat et il faut justifier de son utilisation. Donc, dès le début de votre thèse, pensez à garder soigneusement les factures de vos achats. À noter que fin 2000 le Rectorat de Toulouse a distribué d'office cette bourse fin décembre sans qu'il ait été besoin de la demander.
Les allocataires peuvent cumuler leurs allocations dans des cas bien définis, c'est-à-dire avec un service de moniteur ou des vacations, ce qui suppose une demande d'autorisation de cumul délivré par le rectorat, après accord du directeur de thèse et du responsable de l'UFR.
Dans tous les cas, il est inutile de faire plus de 64 heures équivalent TD, car c'est le nombre d'heures maximal pour lequel vous serez payé.
Vous cotisez pour la retraite avec une allocation : vous recevrez des décomptes de points de l'IRCANTEC (500 points à 3.50 F le point, sic). Conservez ces papiers afin de les faire valoir quand vous aurez trouvé un boulot.
Créé en 1989 par le ministère de l'Education Nationale, il s'adresse aux allocataires de recherche et aux élèves des Écoles Normales désireux de poursuivre une thèse en envisageant une carrière dans l'enseignement supérieur. Un moniteur est généralement recruté parmi les titulaires d'une allocation de recherche. Il perçoit 2200 francs brut par mois, qui, cumulés avec l'allocation de recherche, confèrent à son titulaire une rémunération mensuelle brute de 9600 francs pendant trois ans. L'allocataire moniteur a encore l'avantage par rapport à l'allocataire de recherche de pouvoir se prévaloir des trois années de contrat dans le calcul de son ancienneté s'il est recruté au concours de maître de conférences. Le nombre de postes de moniteur est variable suivant les années.
Le moniteur doit effectuer une charge égale à un tiers de la charge d'un maître de conférences, soit 64 heures équivalent TD (deux heures de TD correspondent à trois heures de TP). Les enseignements (TD et TP) ne peuvent être réalisés qu'en premier cycle et dans l'UFR dont vous dépendez (toutefois des dérogations sont possibles pour un service d'enseignement en second cycle ou dans un autre UFR avec un maximum de 21 heures équivalent TD en second cycle). Normalement vous n'avez pas à mettre en place des TP, des TD ou à surveiller les examens, mais il est courant qu'on vous demande de le faire. C'est de toute façon bénéfique, car cela vous permet de découvrir le travail d'une équipe pédagogique au sein du module d'enseignement. L'inconvénient tient au temps que cela demande. Le moniteur assure son enseignement sous les conseils d'un tuteur. Il participe aussi à des stages qui se déroulent tout au long de l'année universitaire.
L'article 6 du contrat de monitorat stipule que «le moniteur ne pourra exercer aucune autre activité de caractère permanent, rémunérée ou non».
Les moniteurs peuvent bénéficier de postes d'ATER supplémentaires
et spécifiques à travers le CIES : si vous n'arrivez pas a obtenir
un poste d'ATER, contactez le CIES (cf.
p.
)
pour demander ces postes spécifiques. Le monitorat n'entraîne ni droit
ni devoir par rapport à l'Etat pour ce qui est de leur future carrière.
Néanmoins, on peut supposer que le fait d'avoir bénéficié d'une allocation
de recherche et du statut de moniteur constituera un atout au moment
du recrutement à la maîtrise de conférences.
Si vous effectuez votre Service National la troisième année de votre thèse, n'oubliez pas de contacter votre CIES au moins 6 mois avant la rentrée, pour être sûr qu'ils n'oublieront pas de vous donner un poste.
Les bourses de docteurs ingénieurs du CNRS ont pour but de financer des thèses dans les laboratoires du CNRS. Il faut donc que votre laboratoire soit une unité CNRS ou associé CNRS. De plus vous devez être titulaire d'un diplôme d'ingénieur ou équivalent (magistère par exemple). Il existe plusieurs variantes de cette bourse suivant son mode de financement :
Le montant mensuel brut cette année est de 8900 francs. Vous êtes imposable mais renseignez-vous sur le degré de protection sociale qu'elle offre avant de signer.
Les Conventions Industrielles de Formation par la Recherche ont pour but de développer la recherche en milieu industriel, de permettre aux entreprises d'établir des collaborations avec les laboratoires de recherche, d'effectuer des transferts technologiques et d'augmenter leur capacité d'innovation.
Ces conventions associent une entreprise, un jeune BAC+5 (ingénieur ou diplômé de DEA ou, plus rarement, diplômé de DESS) et un laboratoire de recherche. Ce ne sont pas des bourses, mais des subventions d'exploitation pour l'entreprise qui correspond à un contrat à durée déterminée ou non pour l'étudiant (selon la décision de l'entreprise). Le salaire minimal est de 132600 francs (salaire annuel, brut, hors charges patronales) et la moyenne sur ces dernières années est de 148000 francs.
Le ministère a confié la gestion de ces conventions à l'Association
Nationale pour la Recherche Technique. Vous trouverez tous les renseignements
utiles sur leur site : http://www.anrt.asso.fr/cifre. Pour
des informations plus «locales» vous devez vous adresser à
la Délégation Régionale à la Recherche et à la Technologie Midi-Pyrénées
(cf.
p.
).
Pour avoir des chiffres récents nous vous conseillons de consulter
la page
http://www.multimania.com/abp7/s'informer/cifre/cifre.htm,
sur le site de l'association ABP7.
L'Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche (ATER) est un emploi d'enseignant-chercheur contractuel à durée déterminée. Un contrat d'ATER n'est pas un moyen de financer sa thèse complètement mais peut fournir un salaire pour la dernière année avant la soutenance (cette possibilité est utilisée plus ou moins suivant les disciplines et les endroits). Un docteur peut aussi bénéficier d'un poste d'ATER pour faire relais entre la fin de la thèse et l'obtention d'un poste d'enseignant permanent (nous sommes alors dans un cadre post-doctoral).
Pour souci de cohérence, toutes les informations sur les ATER sont donc regroupées dans la troisième partie de ce guide ``après la thèse''.
p.
) attribue des bourses destinées
à favoriser la formation de jeunes chercheurs en cancérologie. Elle
distribue deux types de bourses :
p.
)
décerne des bourses d'étude destinées à financer la préparation d'un
diplôme dans un laboratoire français pour :
p.
)
octroie aux candidats scientifiques, médecins ou pharmaciens une aide
destinée à financer l'année de soutenance (3ème
ou 4ème année) d'un doctorat en sciences faisant l'objet d'une inscription
dans une université française (8000 francs par mois). La durée maximale
est de 1 an non renouvelable.
p.
) accorde des aides aux études (myologie
fondamentale et physiopathologie des maladies neuromusculaires) pour
une durée de un à deux ans (renouvelables un an de plus à titre exceptionnel
justifié par l'importance des travaux en cours) soit à de jeunes chercheurs
en cours de formation (niveau minimum DEA+2), soit à des médecins,
pharmaciens ou vétérinaires titulaires d'un DEA ou déjà impliqués
dans l'étude des maladies neuromusculaires, soit à des chercheurs
post-doctorants.
A l'UPS on trouve deux catégories de vacataires :
Le volume horaire des vacations est limité à l'UPS suivant votre statut:
Les vacations se trouvent en général par le bouche à oreille et il ne faut pas hésiter à rechercher dans toutes les UFR, les plus demandeuses étant MIG, SVT et les sites délocalisés. Les vacations constituent un atout pour ceux qui n'ont pas la chance d'être moniteur et qui se destinent à l'enseignement mais il faut bien garder à l'esprit que le vacataire "n'existe que" pour faire les heures non attribuées aux enseignants statutaires, donc à servir de «bouche-trou» et est donc au top de la précarité des enseignants du supérieur...
Il existe deux types de tutorat à l'UPS. Le premier est destiné à soutenir des étudiants en 1ère année de DEUG , l'autre est à destination des étudiants handicapés. Pour les doctorants les conditions d'accès sont :
p.
).
C'est la DVE qui gère le tutorat pour les étudiants handicapés. Les conditions sont identiques à celles ci-dessus mais la demande de la part d'étudiants handicapés étant très faible, le recrutement des tuteurs se fait selon les besoins, soit directement auprès d'un enseignant qui peut proposer des doctorants de son labo, soit via la base de données du SCUIO qui conserve les demandes des doctorants.
Par ce titre nous entendons à peu près «tout moyen honnête d'avoir quelques sous», histoire d'aller travailler en ayant plus que de l'air dans l'estomac...
Il y a deux façons d'arriver à cela, la première consiste à demander
un prêt, la seconde à travailler en dehors des heures consacrées à
la thèse. Dans tous les cas, une bonne chose à faire pour commencer
est de vous adresser à la «Division Vie Etudiante» (
p.
). Vous y trouverez les différentes aides proposées
par le FAVE (Fonds d'Amélioration de la Vie Etudiante) ainsi que des
emplois temporaires. Notez que les dossiers d'aides sur critères sociaux
sont à retirer en octobre pour des aides accordées en janvier.
Attention aux prêts étudiants proposés par les banques : le fait de bénéficier d'une franchise (c'est-à-dire un laps de temps, 2-3 ans, pendant lesquels vous ne remboursez rien) implique cependant des intérêts. Ex : 15 000 F d'emprunts + 3 ans de franchise à 8.75% = 4000 F d'intérêts. Vous pouvez cependant effectuer des remboursements partiels ou totaux pendant la franchise.
ATTENTION : à vouloir à tout prix un financement on peut se retrouver dans des conditions de travail exécrables. Conclusion, il faut absolument aller dans les laboratoires pour en discuter avec des personnes confrontées à ces problèmes ou rencontrer une association de doctorants qui vous permettra de vous informer auprès des doctorants... le CDT par exemple !
Les écoles doctorales ont été créées par l'ex-Direction de la Recherche et des Etudes Doctorales (DRED) du ministère de l'Education Nationale. La politique ayant donné lieu à leur création avait pour but de doubler le nombre de docteurs et de créer un cadre de développement de la formation à la recherche attractif et efficace, en évitant de réhabiliter des DEA trop refermés sur eux-mêmes. Elles sont donc nées d'une volonté de regrouper des formations de troisième cycle, des DEA et des laboratoires d'accueil, autour d'une même discipline ou d'une même thématique de recherche. Outre le fait de présenter un cadre cohérent nécessaire à une bonne coordination de la recherche, elles ont pour but de faciliter le partage des ressources tant informatique que pédagogique, ainsi que de faciliter l'insertion professionnelle des doctorants. Les écoles doctorales ont pour mission d'organiser des "journées associant présentation des étudiants et contacts avec les entreprises" comme il est précisé dans certaines circulaires ministérielles. Certaines y arrivent, comme par exemple l'école doctorale Génie Electrique, Electronique et Télécommunication et celle des Sciences de l'Univers, de l'Environnement et de l'Espace.
A l'Université Paul Sabatier, les écoles doctorales habilitées sont au nombre de 8 :
Le Contrat ou Charte des Thèses (CdT) est un concept apparu explicitement dans le rapport HotDocs au printemps 1995. C'est un "contrat" qui s'apparente à une convention de stage entre les différents partenaires d'une thèse (le doctorant, son directeur de thèse, le directeur du laboratoire d'accueil, le financeur etc). Il vise principalement à responsabiliser chacun à ses droits et devoirs. Hélas, trop souvent, le doctorant n'est pas pleinement inséré dans son laboratoire : entre un étudiant qui fait le même boulot que des chercheurs et un chercheur en plein apprentissage, son positionnement est souvent ambigu. Et dans un certain nombre de cas, le doctorant n'est pas vraiment encadré et du fait de la dilution des responsabilités, il ne sait auprès de qui se tourner pour pallier cette carence.
Le Contrat de thèse vise à prévenir ces situations en posant dès le début de la thèse le projet doctoral et en définissant les droits et devoirs de chacun. Dans cette logique, vous, doctorant, êtes un membre de l'unité d'accueil, qui bénéficie des mêmes facilités que les membres permanents. Réciproquement, vous devrez participer pleinement à la vie du laboratoire et serez soumis aux mêmes obligations que les autres membres du laboratoire. Vous êtes un chercheur non-permanent en formation (analogue à l'apprenti dans d'autres métiers) qui est encadré par un chercheur (le directeur de thèse). Cette ``Charte'' vise donc, futur doctorant, à vous protéger tout en vous responsabilisant.
Sa mise en place est régie par un arrêté ministériel publié au Journal Officiel du 11 septembre 1998. Il stipule que :
Comme la Charte des Thèses établit les droits et devoirs respectifs des différents acteurs de la formation doctorale, elle joue un rôle fondamental. Mais, comme tout texte délimitant les relations entre différentes parties, son impact dépend essentiellement des personnes concernées.
Il vous incombe donc de faire vivre au quotidien les principes énoncés dans ce texte, et dans la charte de votre établissement. En tant que doctorant, cela demande de vous une participation à la vie du laboratoire. Vous devez agir en professionnel, même si vous êtes clairement encore en formation. Le corollaire est que vous devez faire part des difficultés que vous rencontrez : c'est toujours difficile, parfois même un peu angoissant mais il n'y a que comme cela que les choses se débloquent.
Enfin, il est de votre responsabilité directe de faire vivre ce texte en participant, dans la mesure de votre disponibilité, à la vie de l'établissement : comités des thèses, conseils de laboratoire, conseils scientifiques et d'administration. Par cette participation, vous pourrez faire remonter les difficultés comme les points positifs et contribuer à l'amélioration des conditions de travail des doctorants. L'arrêté du 3 septembre 1998 ne vous protégera que si vous jouez ce jeu de la participation.
Pour vous aider à évaluer la charte en vigueur dans votre établissement et pour vous donner les bons arguments en vue de son amélioration, la Guilde des Doctorants met à votre disposition un site web http://garp.univ-bpclermont.fr/CdT/très pédagogique. N'hésitez pas à envoyer un commentaire sur la façon dont votre établissement applique sa charte !
La cotutelle est une procédure visant à instaurer une coopération scientifique entre des équipes de recherche française et étrangère et favorisant la mobilité des doctorants (arrêté ministériel du 18 janvier 1994). Elle permet à l'étudiant d'obtenir le doctorat français et le diplôme étranger équivalent. La cotutelle est matérialisée par une convention signée par le président de l'université française et par son homologue étranger. Cette convention définit, outre les conditions administratives et pédagogiques de la thèse le nom de 2 directeurs de thèse, la langue utilisée lors de la rédaction et de la soutenance, ainsi que le lieu de soutenance.
Marche à suivre : être inscrit ou autorisé à s'inscrire en thèse à l'UPS et remplir la convention en relation avec le service des relations internationales qui assurera le suivi du dossier.
Pour les étudiants de la communauté européenne ou des pays dits industrialisés, il ne semble pas y avoir de problèmes pour les visas. Quoiqu'il en soit il faut obtenir une carte de séjour.
Pour les autres étudiants : la carte de séjour est faite après l'inscription
à l'université, ce qui n'est pas sans poser de problèmes vu que l'université
n'inscrit que sous réserve de présentation de la carte de séjour.
À ce moment là il peut être utile de consulter les organisations étudiantes
représentatives aux grands conseils de l'UPS qui interviennent régulièrement
sur ce genre de problèmes lors des chaînes d'inscription.
Vous pouvez vous adresser au service des Relations Internationales
(
p.
).
Au-delà de 28 ans, il n'est plus possible d'être affilié au régime étudiant de la sécurité sociale, sauf si votre première inscription en thèse a été prise avant 28 ans. Dans ce cas la limite d'âge est repoussée à 32 ans. Il faut donc, pour les thésards bénéficiant d'une bourse sans charges sociales demander à jouir d'un maintien gratuit des droits de un an, puis :
Le service national arrive généralement à une période de transition entre deuxième et troisième cycles. Vous pouvez bénéficier d'un report d'incorporation à condition d'être inscrit à l'université. L'ancien système vous obligeait à effectuer un cycle de préparation militaire qui ouvrait droit à un report jusqu'à 27 ans. Il semblerait que, pour des raisons essentiellement budgétaires, cette formule soit supprimée et remplacée par un report sans condition aux étudiants inscrits en troisième cycle universitaire. Etant donné les dernières réformes, renseignez-vous avant même votre inscription en thèse, auprès du bureau du Service National .
La question de la période à laquelle il est préférable de partir «voir du pays» et d'avoir le «coiffeur gratuit» est assez importante. Il s'agit d'un choix personnel. Toutefois, certaines données doivent être signalées. Interrompre sa thèse par 10 mois de gymnastique dans la brousse peut constituer un handicap sérieux pour l'efficacité et l'homogénéité de votre travail de recherche. En revanche, si vous n'êtes pas encore réellement sûr de vouloir faire une thèse, le service national est une bonne occasion d'y réfléchir à tête (très) reposée ou éventuellement de régler les problèmes matériels liés à la thèse (directeur, financement, sujet...).
Même si le service ne constitue pas, en théorie, un obstacle à l'attribution d'une allocation de recherche, dans les faits, il existe peu de cas d'allocataires ayant effectué leur service national à l'issue du DEA (mais cela existe). Pour les allocations de premier tour, se pose le problème du classement à l'issue du DEA. Certains responsables de DEA peuvent être assez réticents à réintégrer dans le classement de l'année les personnes de retour du service national. Si vous finissez bien classé, renseignez-vous auprès des responsables de DEA sur les modalités de tels reclassements. En revanche, les allocations de deuxième tour (qui échappent au critère du classement) ne sont pas exclues. Là encore, il convient de se renseigner le plus tôt possible et de rester en contact avec votre laboratoire au cours du service, afin d'éviter toute mauvaise surprise au retour (loin des yeux, loin des bourses !!!).
N'hésitez donc pas à contacter votre école doctorale dès le début de votre année de DEA pour avoir des informations sur les modalités d'attribution, les critères sensibles, priorités thématiques susceptibles d'éclairer votre avenir.
La durée du contrat pour la thèse est de 3 ans. Donc même si la date d'accouchement est prévue après la soutenance dans la limite des 3 ans, on a droit au paiement des congés maternité.
La déclaration de la grossesse se fait en général après 3 mois de grossesse et avant le 8ème mois (envoi de la copie de déclaration de grossesse du médecin et rappel du numéro d'allocataire de la maman). Le Rectorat envoie alors une fiche donnant des précisions.
Les congés de maternité commencent 6 semaines avant la date théorique d'accouchement, et se prolongent de 8 semaines après la date théorique (soit 14 semaines = 112 jours exactement pour le rectorat). Il n'est pas possible de moduler les dates (i.e. de quitter le labo 2 semaines avant et de prendre 12 semaines après comme peuvent le faire les permanentes). Si la date d'accouchement est plus tôt que la date prévue les congés prénataux sont reportés d'autant après l'accouchement. Pour les grossesses multiples se renseigner auprès du rectorat, les congés sont augmentés.
La MGEN envoie une série d'étiquettes pour les remboursements à partir du 3ème ou 4ème mois (pour les analyses et examens durant la grossesse). La MGEN rembourse 8 séances de préparation à l'accouchement avec la sage-femme. À la naissance, la MGEN "donne" 1000 F si l'un des parents est rattaché à la MGEN.
Le bébé est couvert durant 3 mois, ce qui comprend les examens du premier jour, de la première semaine, du premier au troisième mois, plus les éventuels examens spécialisés (comme par exemple le dépistage de la surdité, si lors d'une visite standard le médecin soupçonne quelque chose). Si les deux parents sont à la MGEN, bébé est couvert pendant 18 ans (et éventuellement après), sinon il nous en coûte 1068 F par an pour le couvrir.
Petits conseils :
Dans de nombreuses disciplines, l'évaluation d'un chercheur passe par l'examen de ses publications. Si vous vous orientez vers une carrière universitaire, il vous faudra prouver votre qualité de chercheur, le critère des publications sera alors très important. Dans les disciplines scientifiques notamment c'est même un critère pour le classement au CNU.
Avant d'écrire votre article, vous devez savoir à quelle revue vous allez le proposer. Là encore, votre directeur de thèse est bien placé pour vous donner de bons conseils et il pourra vous dire notamment les revues qui ont une bonne réputation dans votre discipline et donc de votre section CNU, et éventuellement vous inciter à contacter le rédacteur en chef de la revue en son nom (voir les instructions aux auteurs pour chaque revue).
Les revues sont classées par discipline, selon le nombre de fois où elles sont citées dans les publications. D'une manière générale, les revues sont plus appréciées que les périodiques, cependant les périodes qui séparent la soumission de la publication sont beaucoup plus longues (jusqu'à un an). Pour un thésard, cela peut être gênant, car il n'a pas forcément le temps d'attendre la publication définitive pour se présenter au CNU (d'autant plus qu'en général, on peut difficilement prétendre publier dans une revue en début de thèse). Dans ce cas, il faudra indiquer dans son dossier CNU que l'article est en cours de soumission. Votre choix devra être guidé par la cote de cette revue.
La nature de vos publications varie en fonction de votre discipline. En sciences par exemple, les publications des thésards sur leur sujet sont fréquentes et quasi obligatoires mais ce n'est pas du tout le cas pour les disciplines juridiques. Si vous travaillez en droit, vous pouvez aussi publier (même avant la fin de votre thèse) mais rarement sur votre sujet de thèse ou même sur votre matière. Publier prend beaucoup de temps et il faut le gérer au mieux.
Ceci peut paraître évident, mais pour écrire un article il faut avoir des choses nouvelles à dire. On ne publie donc pas d'idées fumeuses ou d'états d'âme mais bien les éléments d'une réelle démarche scientifique. Voilà pour le contenu. La forme également ne s'improvise pas. Vous pouvez vous référer aux ouvrages suivants pour vous familiariser aux préceptes élémentaires (ceux-ci concernent essentiellement les domaines scientifiques) :
Quelle que soit votre discipline, vous disposez tous d'une ressource fondamentale pour toutes ces questions: votre directeur de thèse. Il saura vous conseiller aussi bien sur le fond que sur la forme. Un directeur de thèse incite le thésard à publier, car ceci est, d'une certaine façon, révélateur de sa qualité en tant que directeur de recherche, et ces publications sont aussi nécessaires aux laboratoires pour leur valorisation.
Il faut savoir que selon les disciplines, une publication sera obligatoirement cosignée par d'autres chercheurs, notamment votre directeur de thèse, ou tout au contraire ne le sera pas.
Vous pouvez aussi être conduit à présenter vos résultats lors de conférences, congrès ou colloques. Ces réunions vous permettront de prendre les premiers contacts avec les grands de votre monde, voire dans le meilleur des cas, de vous faire connaître, et sont surtout un excellent moyen de s'entraîner à présenter des résultats.
En général, les organisateurs de congrès/conférences effectuent un appel à communication sur le thème développé au cours de ces congrès (les laboratoires reçoivent ces appels à communication, vous pouvez les demander à votre directeur de thèse). Si votre sujet vous semble en adéquation avec la thématique, vous envoyez un résumé des considérations que vous voulez présenter, sous forme orale ou écrite (ces résultats n'étant pas obligatoirement publiés).
Dans le cas où les responsables de la conférence à laquelle vous aviez envoyé vos résultats vous signalent qu'ils ont été acceptés, ce dont vous n'aviez jamais douté... bien sûr, il vous reste à les présenter. Si cette noble tâche n'incombe pas à un de vos cosignataires, il va falloir vous déplacer et ceci peut entraîner quelques frais. Ces frais (inscription à la conférence, transport, hébergement) sont souvent pris en charge par votre laboratoire ou votre UFR (une avance peut être demandée au service financier). De plus, ne partez jamais sans avoir fait la demande d'un ordre de mission qui sera votre «couverture» en cas de problème sur place.
Pour les pays de la CEE, il faut demander le formulaire E111 avant de partir à votre assurance maladie (compter 1 mois avant le départ). En général on paie les frais médicaux et on se fait rembourser au retour en envoyant un courrier à la caisse d'assurance maladie avec les justificatifs (pensez à garder une copie des documents envoyés et à donner une estimation en francs des soins, au cas où votre assurance oublierait de convertir). Attention, avant d'aller directement à l'hôpital allez consulter un médecin, sinon vous aurez des problèmes pour vous faire rembourser vos soins.
Dans la plupart des pays on est couvert par l'assurance de la carte bleue (à vérifier avec votre banque).
Toutefois pour le Japon, le Canada et les Etats-Unis les assurances maladies remboursent au tarif français (c'est-à-dire rien par rapport à ce que cela nous coûte). Les cartes bleues excluent ces pays des pays où elle consent à vous assurer (à vérifier avec votre banque). Prenez donc une assurance maladie sur place (environ 30 à 60$ le mois aux USA) ; vous pouvez éventuellement remplir les papiers avant de partir. Quand vous envoyez les papiers pour l'assurance maladie envoyez un fax suivi de votre courrier papier (cela leur permet de traiter le dossier plus vite) et surtout conservez sur vous le temps de votre séjour la photocopie de ces papiers.
Nota : si vous vous faites hospitaliser à l'étranger vous pouvez demander une copie de votre dossier médical ou une lettre du médecin qui vous a soigné pour votre médecin en France.
La dernière partie de la thèse est un peu comme une course contre la montre pour le thésard, comme pour le directeur de thèse. C'est pour cette raison que quelques règles s'imposent. Elles sont dictées par les contraintes administratives (délais de dépôt de la liste des membres du jury, de la thèse, etc.) et la nécessité que le mémoire de thèse soit relu en détail par le directeur de thèse et les rapporteurs. Le jour de soutenance est la date de référence (appelée J). Dans la plupart des cas, il est recommandé qu'elle ait lieu avant l'expiration du financement de la thèse. Par ailleurs, il faut prévoir 15 jours après la thèse pour effectuer les corrections émises par les membres du jury.
Quoique de sensibles différences existent d'un thésard à l'autre, en fonction de la discipline et de ses facilités à rédiger, voici un exemple d'organisation :
De nombreuses difficultés peuvent intervenir pendant la thèse, des plus bénignes aux plus graves. Dans tous les cas, vous devez privilégier la discussion avec votre directeur de thèse pour les résoudre. Si cela ne suffit pas ou s'il est lui-même à l'origine de vos ennuis, prenez contact avec votre directeur de laboratoire et/ou d'école doctorale pour une résolution diplomatique.
Si rien ne marche, surtout ne laissez pas pourrir la situation ! Entrez en contact avec une association de doctorant, comme le CDT, où vous trouverez toujours des personnes pour vous donner un coup de main.
Pendant la thèse, il faut savoir que votre école doctorale organise différentes manifestations ou stages que vous pouvez suivre. Sur l'Université Paul Sabatier est organisé en commun avec toutes les Ecoles Doctorales de l'UPS des stages de formation appelés «Vers mon métier». Renseignez-vous auprès de votre école doctorale si vous n'avez pas encore été directement contacté.
Vers la mi-thèse vous serez probablement sollicité pour participer aux Doctoriales. «Les Doctoriales», c'est une sorte de séminaire d'une semaine où l'on parle des possibilités (toutes les possibilités !) de l'après-thèse. Vous y travaillerez en petits groupes sur des projets très précis, vous rencontrerez des docteurs qui décriront leur parcours et aussi des doctorants de toutes les disciplines (une excellente occasion de nouer des contacts !).
Bref, ne loupez pas les Doctoriales : on en ressort hyper-enthousiates, on a fait le plein d'idées, de projets. C'est une expérience inoubliable. Le meilleur moyen de vous en convaincre est de contacter des doctorants qui y sont passés !
Comme il a été répété dans ce guide, vous ne devez pas attendre la fin de la thèse pour vous préoccuper des débouchés. La thèse fait partie, répétons-le aussi, d'un projet professionnel élaboré antérieurement (si ce n'est pas le cas il est grand temps de s'en préoccuper !). Pour simplifier à l'extrême, vous devez déjà avoir choisi depuis quelque temps entre public et privé ! Dans cette partie nous voulons simplement vous donner quelques conseils qui vous aideront à poursuivre votre route.
l'Attaché Temporaire à l'Enseignement et la Recherche est un emploi d'enseignant-chercheur contractuel recruté par le rectorat d'académie ou un établissement d'enseignement supérieur pour un contrat à durée déterminée (CDD) d'une année, renouvelable un certain nombre de fois suivant la catégorie à laquelle vous appartenez.
Il existe 3 types d'ATER :
Les ATER sont recrutés pour un an, renouvelable. Cependant ce renouvellement n'est pas automatique, il faut donc refaire un dossier, être sélectionné et attendre une seconde fois trois mois avant de toucher son salaire. Un conseil donc, faites des économies !!
Pour être ATER doctorant, il faut :
À la différence du recrutement des Maîtres de Conférence, celui des ATER est beaucoup moins homogène et surtout étalé dans le temps. Deux types de poste différents sont ouverts au concours, ceux du rectorat et ceux des établissements.
Les postes du rectorat sont publiés au Bulletin Officiel de l'Éducation Nationale (en général vers mai-juin). Ces postes ne sont pas flexibles. Il est en effet impossible de créer deux postes de demi-ATER avec un poste ATER. Le recrutement est pris en charge administrativement par les services des personnels enseignants du supérieur au rectorat de l'académie. Les dossiers de candidature sont donc disponibles auprès de ces mêmes services ou au bureau des commissions de spécialistes de l'université.
Les postes gérés par les établissements sont beaucoup plus souples. Ils servent en fait de soupape de sécurité, dans le cas d'un flux soudain d'étudiants vers une discipline donnée, ne disposant pas d'assez d'enseignants. Il n'existe pas de publication de postes, ni de procédure spéciale de recrutement. Chaque établissement possède ses propres règles. En général, les candidats locaux (c'est-à-dire faisant leur recherche dans cet établissement) et les moniteurs locaux sont favorisés. Les résultats sont généralement connus au plus tard début octobre et une liste est établie par la commission de spécialistes habilitée.
Vous trouverez les informations utiles pour le retrait des dossiers
et les différentes dates limites au rectorat de Toulouse et à l'UPS.
Notez également que la Guilde met à
votre disposition une page spéciale sur le recrutement des ATER
http://garp.univ-bpclermont.fr/guilde/Public/ATER/
L'ATER doit assurer :
L'ATER doit aussi participer aux contrôles de connaissance et aux examens (rédaction du sujet, surveillance de l'examen et correction des copies).
Pour tout ce travail fourni, il percevra un salaire brut d'environ 11000 francs par mois pour une charge complète et de 60 % de cette somme pour un demi-ATER.
Comme nous l'avons vu, les ATER en l'état actuel des choses peuvent servir à financer une ou deux années de thèse ou bien servir de contrat post-doctoral.
Dans le premier cas (ATER doctorant), il faut bien savoir que les derniers mois de thèse ne laissent pas beaucoup de temps au doctorant pour préparer ses cours et s'occuper de son enseignement. Pour cette raison, une demi-charge est souvent un avantage mais prend également du temps en cette période où on en manque cruellement ! Pesez donc le pour et le contre en vous demandant en particulier si votre projet professionnel a besoin de cette expérience d'enseignement (vous visez le concours MdC ?).
Pour l'ATER docteur aussi, faire un ATER post-doctoral suppose un projet professionnel orienté vers l'enseignement supérieur ou la recherche. Disons le franchement et sans ambiguïté, vu la charge d'enseignement un ATER n'est absolument pas compétitif face à un séjour post-doctoral dans une université correcte. En clair, sur le plan recherche, vous serez largués par ceux qui auront eu un ou deux ans de recherche quasiment à plein temps. Cet effet est bien sûr très sensible au niveau du recrutement dans les organismes de recherche. A ce niveau là, l'ATER peut fonctionner comme un ``piège''. Néanmoins, ce jugement est à nuancer si on prend en compte la dimension pédagogique. Un doctorant qui souhaite tenter un recrutement pour le poste de maître de conférences mais qui n'a pu enseigner pendant sa thèse peut se faire une expérience d'enseignement très appréciable. Dans ce cas là, ce qui était un handicap devient au contraire un élément positif dans l'optique d'un recrutement dans l'enseignement supérieur.
Bref, c'est à vous de voir mais en l'état actuel des choses, tout dépend du type de poste que vous visez... Force est de constater que ce n'est pas simple.
Aussi bête que cela paraisse, demandez-vous avant d'aller plus loin si vous voulez faire un post-doc en sachant tout ce que cela implique. Quelques questions simples à se poser à ce stade :
Par définition, un post-doctorat est un contrat de courte durée (de 6 mois à 2 ans) dans une université ou un institut de recherche, généralement sans charge d'enseignement, réservé au jeune docteur. Le but de ce contrat est de permettre aux jeunes chercheurs de visiter d'autres laboratoires (en général hors du pays d'origine), de prendre des contacts et surtout d'enrichir leurs thèmes de recherche. En réalité, du fait des tensions sur le marché du travail, les «post-docs» sont utilisés aujourd'hui comme des tremplins afin qu'une expérience supplémentaire augmente les chances d'obtenir un poste ou pour éviter le chômage en en attendant un.
Dans la plupart des domaines scientifiques, il y a un grand nombre de post-docs disponibles. Cela veut clairement dire que leurs qualités respectives sont très différentes. Vous devez choisir votre post-doc comme vous avez choisi votre thèse, c'est à dire en sachant le plus possible où vous allez mettre les pieds (relisez les différentes façons de juger un sujet et un labo dans la première partie de ce guide).
Avant de partir en post-doc, pensez à vous inscrire à l'APEC (cf.
p.
) auparavant, sinon vous ne pourrez
pas bénéficier de ses services à votre retour.
L'idée de passer quelque temps dans des endroits paradisiaques est évidemment plus que tentante après le doctorat. Cependant, un post-doc est avant tout un moyen de côtoyer des personnes de votre discipline et de compléter vos compétences par l'apprentissage de nouvelles techniques. C'est le moment d'engranger des idées et des contacts. Il faut donc s'y prendre à l'avance pour sélectionner les endroits les plus intéressants pour votre recherche future et pour avoir le temps d'obtenir un financement.
Pour faire la part des choses, votre directeur
de thèse doit être un conseiller privilégié. Il est normalement au
courant des subtilités du domaine de recherche et doit pouvoir vous
aider à trouver un bon post-doc. Utiliser aussi tous les contacts
possibles établis durant les rencontres, les présentations ou les
colloques pour "tâter" le terrain. D'une part vous
pourrez vous faire une idée des labos et des personnes et d'autre
part vous aurez aussi la possibilité de vous rendre "intéressant"
aux yeux de certaines personnes susceptibles de créer un post-doc
à votre mesure. Il existe quelques sources centralisant les offres
sur le net, vous pourrez trouver une liste non exhaustive en annexe
de ce guide. Jetez également un
il sur les sites des associations
de doctorants et des revues scientifiques qui tiennent pour la plupart
des listes de liens intéressants et à jour.
Les situations sont très diverses. La source de financement la plus
commune est le financement de l'Union Européenne, par le biais des
programmes «Teaching and Mobility for Reseachers» (TMR). Soit
votre laboratoire appartient à un réseau européen et dispose de financements
(tant mieux), soit il vous faudra déposer un dossier individuel auprès
de Bruxelles (Bourse Marie Curie) ou auprès du ministère des Affaires
Etrangères. Sur l'Université Paul Sabatier, la Direction des Relations
Internationales (cf.
, p.
) est là pour vous
aider dans vos démarches.
Diverses adresses vous sont indiquées au chapitre
.
Certaines universités (notamment outre-atlantique) disposent de crédits post-doctoraux : renseignez-vous directement auprès d'elles.
Inutile de dire que le carnet d'adresses de votre directeur
de thèse s'avèrera utile pour trouver une université d'accueil et
un financement. Dans la mesure du possible choisissez un pays d'accueil
dont vous maîtrisez la langue. Toutefois on se débrouille très bien
avec l'anglais dans de nombreux pays. Connaître déjà des gens sur
place facilite grandement l'installation les premières semaines. Mais
gardez un
il (voire un pied) sur le marché du travail en France.
Certaines ambassades (celles de Washington et Tokyo par exemple) organisent
des forums en vue de mettre en relation les post-doctorants et des
recruteurs français.
JO du mercredi 23 février 2001
La procédure de recrutement des maîtres de conférences a été modifiée en 1998. Désormais, les demandes d'inscription sur la liste de qualification sont d'abord examinées par la section compétente du CNU, et c'est seulement une fois la qualification obtenue que vous pourrez faire le tour des universités.
A titre d'illustration, nous nous proposons de vous donner le détail de la procédure (Les conseils sur les petites visites au sein des universités ne sont pas obsolètes) :
1ère phase : qualification par le CNU (valable 4 ans, rétroactive !) pour la campagne 2002.
2ème phase : dépôt de candidatures auprès des différentes universités, exemples de la campagne 2001
Les postes ont été publiés dans le JO n
50 du 28 février
2001 (arrêté du 20 février 2001).
p.
).
Une fois la sélection des postes effectuée, il faut boucler le dossier.
A faire pour chaque poste : établir un dossier destiné au chef de l'établissement de l'emploi postulé. Ce dossier comporte :
Les pièces en langue étrangère doivent être traduites en français.
Le dossier doit être adressé, de préférence en envoi recommandé simple (sans avis de réception), au plus tard le 31 mars 2001, à minuit, le cachet apposé par les services de la poste faisant foi.
En 1999, le CNRS proposait 355 postes de chargé de recherche (CR) (première et deuxième classes) répartis entre 40 disciplines (avec une nette domination des sciences «dures»). Les candidats doivent être titulaires du doctorat. L'âge limite pour les candidatures aux postes CR2 est de 31 ans. Les candidatures aux postes de CR1 doivent justifier de 4 années de pratique dans les métiers de la recherche. Cependant les années d'allocataire, d'ATER ou de post-doc sont prises en compte, n'hésitez donc pas à postuler sur les postes CR1, surtout si votre dossier est solide (des dérogations existent).
Les dates des concours CNRS sont similaires à celles du concours des maîtres de conférences. Il s'ouvre mi-décembre et les candidats doivent déposer leurs dossiers dans un délai d'un mois environ. Le concours se déroule en 3 phases :
p.
).
L'INSERM a ouvert au concours 1999 81 postes de chargés de recherche, destinés à recruter des chercheurs développant un projet s'inscrivant dans les missions propres de l'INSERM et comportant un réel potentiel de développement dans les domaines de la recherche médicale et/ou santé.
Le temps entre la soutenance de thèse et le recrutement à l'INSERM peut être très long puisqu'il va jusqu'à sept ans pour un CR1 et six ans pour un CR2. Trois ans après la soutenance de thèse, la moitié des post-doctorants n'a pas de poste et la plupart sont en stage, souvent dans le laboratoire d'accueil.
L'INSERM peut financer ces stages de formation post-doctoraux à l'étranger ou des stages de formation post-doctorale en France pour les jeunes chercheurs de nationalité étrangère. Mais l'INSERM ne propose pas à l'heure actuelle de bourses de thèses.
Pour le CEA, IFREMER, INRA, INRIA, INSEE, etc. vous pouvez consulter
les sites web (cf.
) afin d'obtenir des informations
concernant les diverses modalités de recrutement, la liste des postes
vacants, etc. Toutefois n'hésitez pas à demander aux membres de votre
laboratoire quelles sont les démarches à suivre ; ils sont généralement
au courant.
Rejoindre le secteur privé après une thèse n'est pas une chose anormale, bien au contraire puisque selon des chiffres nationaux, environ un doctorant sur quatre seulement rentre après sa soutenance à l'université ou dans les organismes de recherche publique.
Il faut cependant bien comprendre qu'un choix de ce type se prépare avant la fin de thèse, par exemple en suivant les modules «Vers mon métier» proposés par l'UPS ou les formations du DFMR de l'INPT. De même, certains organismes comme l'AFIJ ou l'APEC proposent aux jeunes diplômés des formations gratuites pour les aider à gérer leur recherche d'emploi. N'hésitez pas à vous inscrire le plus tôt possible ! Attention cependant, vous ne pouvez vous inscrire à l'APEC que si votre dernier diplôme date de moins d'un an. En pratique donc, il vous faut soutenir avant de vous y inscrire (regardez le site ou rendez vous à l'antenne locale pour de plus amples renseignements).
Ensuite, il vous faut passer au stade «actif» de la recherche d'emploi et pour cela, vous pouvez commencer par explorer le site de l'Association Bernard Grégory (ABG), qui propose des offres spécifiques aux docteurs. Evidement, les sites classiques de l'ANPE, l'AFIJ ou l'APEC centralisent également un grand nombre d'offres, mais vous pourrez surfer à loisir dans l'océan des sites d'emploi actuellement disponibles sur le net. Le site du CDT contient une page regroupant des liens vers les plus intéressants de ces différents sites, venez voir http://www.cdt.cict.fr/divers/emploilien.html !
Un bon exemple étant souvent plus clair qu'une mauvaise explication : une personne ayant travaillé au moins trois ans à temps complet a droit à une allocation chômage à taux plein (environ 75 % du salaire) pendant 9 mois. Au-delà des 9 mois, l'indemnité diminue. Tous les mois pour lesquels on ne demande pas le chômage sont perdus. Par exemple, si le chômeur attend 3 mois avant de faire ouvrir ses droits, il ne touchera une indemnité à taux plein que pendant 6 mois, les trois premiers mois étant perdus. Par conséquent, il faut s'inscrire aux ASSEDIC immédiatement après la fin du contrat de travail. Si on ne veut pas toucher l'indemnité chômage on peut demander à faire fermer ses droits tout de suite. Les thésards qui finissent leur contrat le 30/09 doivent s'inscrire aux ASSEDIC la 1ere semaine d'octobre. Attention : à Toulouse les versements sont en général assez longs à venir (3 mois et plus !). Un conseil : allez remettre les pièces en main propre au rectorat pour vous assurer qu'il ne vous manque rien (acte de naissance d'un enfant par exemple).
A noter que les congés maternité comptent aussi pour le décompte des jours de chômage.
Quant à savoir si être étudiant et chômeur sont incompatibles, je ne suis pas très sûr... Sur les dossiers d'inscription à l'UPS, on doit cocher une case pour indiquer nos ressources financières, et parmi les propositions possibles il y a l'allocation chômage. Donc je suppose qu'on peut être étudiant et chômeur, mais c'est en contradiction avec le fait que normalement les droits ASSEDIC sont ouverts seulement si l'on est en recherche active d'un emploi. Si l'on refuse tous les emplois qui se présentent alors on risque de perdre tous les droits et d'avoir en plus à rembourser les allocations chômage indûment perçues...
Collectif de Doctorants Toulousain
Université Paul SABATIER
c/o DVE
118, Route de Narbonne
31062 TOULOUSE Cedex 04
Web :http://www.cdt.cict.fr/
la version électronique du Guide du Doctorant :
http://www.cdt.cict.fr/guide/
N'oubliez pas le site de «la Guilde Des Doctorants» et celui de l' «Association Bernard Grégory».
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